lundi 7 mai 2012

Kutai Park

Matinée sans histoire, on dirait comme ça que l'on est blasé, mais ce n'est pas le cas du tout. Juste nous refaisons la route à lk'envers en bateau, autant nous ça nous a plû parce que les animaux bougent et que l'on continue à le chercher, autant pour vous le récit, ben euh, devrait être un peu lassant.Quand à l'après-midi, pas mieux, en dehors du fait que nous sommes en voiture jusqu'à Samarinda.


 Alors en cadeau quelques paysages pour passer le temps





La nature reprend très vite ses droits ici


Une petite pause sur la route pour "admirer" le pont qui s'est écroulé il y a quelques mois, c'est aussi triste qu'impressionnant.Quant à l'hotel, aaaahhhh l'hotel. Un vrai, vous voulez que je vous dise, et bien on a vraiment apprécié, même si l'on arrive trop tard et que l'on repartira trop tôt pour essayer le spa ou la piscine. L'apéro sur le balcon avec Sougech est un pur moment de plaisir.

Le soir nous mangeons dans un petit resto comme d'hab avec Indra et un de ses amis qui est professeur de français, et bien maintenant nous savons en quoi nous pouvons nous reconvertir. Il a passé un an à Angers pour aprendre notre langue, mais visiblement ça n'a pas été assez long. Nous avons beaucoup de mal à le comprendre....

Aujourd'hui départ pour Kutai Park, une réserve pour les Orang Outangs. Je suis tendue comme une corde à piano, il devrait y avoir des sangsues, notre guide nous dit que nous nous protègerons avec de l'huile, mon oeil que ça nous protègera l'huile. Bref mon inclinaison pour les sangsues n'a pas changé de sens, je les déteste. Gilles et Sougech sont très étonnés de ma réaction beaucoup trop extrême. Phobie quand tu nous tiens ! Heureusement Sougech a du bromazepan et m'en donne un demi. Nous avons 5 minutes pour répondre aux messages sur le blog avant de partir.

5 heures de route, 5 heures de torture pour Gilles qui depuis hier se choppe le mal des transports. Nous compatissons jusqu'à ce que nous apercevions qu'il avait délibéremment supprimer la bouteille de rhum pour l'apéro de son sac. Sagouin, notre rhum coca de la jungle !!! J'avoue qu'il a pas passé un mauvais moment à ce moment là, mais notre alcoolisme étant encore léger, ça ne dure pas.

Pour rejoindre le préfab nous montons dans une barquasse pour 15 minutes, le temps que je me couvre comme une cosmonaute : Grosses chaussettes au dessus du pantalon, chaussure de marche, chech sur la tête et sweat à capuche. Les sangsues ne m'approcheront pas ! C'est à peine si la charlotte sur la tête n'était pas de rigueur.

Arrivés sur la berge, nous n'avions pas compris qu'il y avait bain de boue obligatoire... thalasso à la mode jungle (moins cher qu'à Evian les bains!). 3 heures dans la jungle, dont une à éviter de se trouver sous une maman orang outang en train de faire ses besoins. Des orang outangs se baladaient gaiement entre les arbres, juste au-dessus de nos têtes, on avait presque l'impression de pouvoir les toucher. Et surtout 2
mamans avec leur bébé accroché à elles. Des petites bouilles d'anges, avec de bonnes touffes de poils. Ah oui, il paraît qu'on n'a non plus le droit d'adopter des bébés orang outangs... c'est quoi ces lois stupides!


Avec des images plein les yeux nous allons nous coucher... 3 dans un lit, ce veinard de Gilles !!! Bon on n'a pas vraiment choisi, on avait une chambre avec un grand matelas confortable et un drap avec un matelas de 3 cm, le tout sur le sol... Bien entendu, Gilles a pris la place du milieu...mais tout le monde est resté très sage!
En dehors des orang outangs nous avons croiser des papillons bizarres

des terriers de mygales

de jolies grenouilles

et surtout des arbres magnifiques

même si les chemins n'ont pas plû à tout le monde de la même façon

Notre guide à Kutai, mais il était content qu'on vienne

Repas et géographie bornéenne

Avant de repartir le lendemain vers la ville, Gilles a eu l'occasion de faire une bonne action en donnant son sang...à une sangsue. Heureusement que ce n'était pas arrivé la veille, sinon, nous les filles ne serions pas allées dans la jungle, même sous bromazepan...

Dernière étape dans la jungle : le recherche des crocodiles. On a eu de la chance, on en a vu 3, quant aux photos, y'a pas de quoi se réjouir mais les paysages étaient beaux.
Alors vous le voyez ?

 et une visite au plus gros Iron Tree (nom indonesien traduit litéralement), il a plus de 1000 ans on pouvait pas refuser ça à Gilles ! Même si nous partageons un même vertige Soug et moi...


Spéciale dédicace

En route pour Samarinda, encore quelques heures de "trous de buffles" à supporter pour nos fesses toujours pas habituées aux viccissitures des routes indonésiennes. Au revoir la jungle !


A 21h30, alors qu'il fait noir et que nous sommes proches de notre destination, le Gilou se réveille pour prévenir le chauffeur qu'on a crevé un pneu. A ce moment-là, on se demande même comment ce n'est pas arrivé plus tôt étant donné l'état des routes et les pilotes de rallye indonésiens... En tout cas, il n'a fallu que 27 minutes pour notre chauffeur pour changer la roue et nous amener ainsi à notre hôtel où nous pouvons enfin prendre notre apéro (avec rhum) tant attendu. Miam!


Le lendemain matin, avant de reprendre la voiture, je me dis que je piquerai bien une tête dans la piscine. Les gens sont bizarres dans ce pays, dès que je rentre dans l'eau, les hommes en sortent! Et encore mieux, comme j'oublie de prendre une serviette avec moi, j'en demande aux gens de l'hôtel qui me répondent qu'il fallait prendre celle de la chambre. Ah mais pas de soucis, je leur fais comprendre que dans ce cas, je vais remonter jusqu'à ma chambre en bikini. Finalement, ils ont réussi à trouver une serviette en quelques secondes!

Notre dernier jour dans le Kalimantan nous sert à rejoindre Balikpapan pour prendre l'avion qui nous amènera à Berau. Mais nous n'avions pas compris la signification des horaires indonésiens. Finalement, nous avons été chanceux, nous n'avons eu qu'une heure de retard. Ensuite, encore 2 heures de voiture pendant lesquelles nos fesses ont à nouveau servi d'amortisseurs avant de prendre un speed boat. En pleine nuit avec pour seule lumière la lune et les étoiles, le décor était parfait genre série B ou vieux James Bond. Et l'accueil au lodge a été très chaleureux.
Crabes grillés et noix de coco! Que demander de plus?
Dans le bateau


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