samedi 5 mai 2012

Dans la Jungle de Bornéo

Encore un réveil tôt, il va falloir que l'on s'habitue c'est un réveil asiatique ! Cette fois nous partons pour l'Indonésie, Bornéo et pour être encore plus précise le Kalimatan de l'est. Indra nous attend à l'arrivée avec un beau panneau Staphanie. Il sera notre guide pendant une semaine pour la découverte de la tribu Dayak, la recherche des dauphins et des orangs outangs et avec de la chance l'orchidée noire en floraison.

Pour le moment nous cherchons surtout à faire de l'argent, parce que c'est un vrai boulot de retirer 1000 euros ici.... 5 fois 2000000 de roupies, oui nous voilà tous millionnaires avec des portefeuilles qui ne ferment plus ! Nous ça nous plaît bien.

Nous remontons dans notre petite voiture 4x4 (ca j'en suis moins sûre, je demanderai à Gilles) pour 6 heures de route et deux heures et demi de pause.

Les pauses : à midi pour un routier où nous avons bien mangé, mais qui est également l'endroit où j'ai vu le plus de mouches au cm² de nourriture. D'ailleurs c'est amusant, les tables à l'extérieur et le batiment principal sont entourés de filets pour se protéger de la majorité d'entre elles. Pendant la pause, Indra va prier et Gilles libère une pauvre mouche d'un de ces filets quand à Sougech et moi, ben on en profite et c'est déjà pas mal !!!

Deuxième pause : Rencontre avec Monsieur Lucas. Il s'agit de la personne avec qui j'étais en contact pour ce tour et qui détient l'agence. C'est un néerlandais installé en Indonésie depuis 20 ans. Cet homme ne me plaît pas plus que ça. Je le trouve très très fuyant. M'enfin il va peut-être nous trouver une solution pour plonger à Derawan alors laissons lui le bénéfice du doute.

Troisième pause : technique et nasi goreng, et pour finir elle ne sera que technique, il n'y a plus de nasi goreng. Nous allons devoir attendre notre destination du soir Kota Banggun pour manger.

La route n'est pas mauvaise au debut, mais assez rapidement, en fait passé Samarinda, les nids de poules se multiplient et grossissent, jusqu'à ce que l'on se retrouve avec les nids d'éléphants ou de mammouth selon l'interlocuteur.... En fait ici, ils disent des trous de buffles. Par contre la verdeur du paysage est inversement proportionnelle au bon état de la route, et ça c'est Baggus ! Une chose est sûre, nous sommes soulagés lorsque nous arrivons enfin !
Les buffles n'empêchent pas tout le monde de dormir !
Le soulagement des 21heures et remplacé par le désappointement quand deux d'entre nous découvre la salle de bains. Moi, je veux pas jouer les durs, mais comme cet arrêt n'était pas prévu au départ sur le planning, je savais pas trop à quoi m'attendre et je me préparais au pire, et on en était loin donc j'étais plutôt soulagée. En résumé : spartiate mais propre son seul vrai souci : le bruit. Les murs sont en papier macher et les gens parlent fort... que du bonheur !
Derrière la fenêtre, la mosquée....
Sous les planches, la rivière, ça évite les problèmes de tuyau ! Soug et Gilles ne sont pas très chauds pour prendre la douche là, mais suite à un avertissement : On ne sait pas ce que l'on aura demain... Tout le monde finit par être propre !
Un autre exemple....


Premier réveil à Bornéo et premier réveil en pays musulman pour Gilles. A 4h30, le muezzin pousse la chansonnette, avec les murs(oui même les extérieurs) en carton, on entend tout. Et trois frenchies réveillés, trois...Pour Sougech ca rappelle la Tunisie, pour Gilles c'est de la dictature (même si tu veux pas t'as la prière) et pour moi il est encore trop tôt pour réfléchir.

Nous arrivons comme des fleurs avec nos sacs au petit dej. Or aujourd'hui changement de moyen de transport : on prend le bateau, description plus loin. Indra a oublié de nous prévenir la veille et du coup nous avons 3 minutes top chrono pour faire un sac pour 3 jours 2 nuits. Autant vous dire qu'il ya des lacunes dans le remplissage, notamment la crème solaire !!! Ce soir homard au menu !

Petit déj : Nasi Khamur (riz jaune avec un peu de sauce et un oeuf).

Le bateau : 5mètres sur 1 au plus large, avec un petit toit sur lequel on ne peut pas s'assoir il est en tissu mais il protège du soleil et de la pluie.

Nous débutons notre périple avec la traversée de villages flottants où les enfants nous sourient et crient ce qui a pour effet de réveiller Gilles tandis Sougech excelle en reine mère, tout est dans le poignet.

La route alterne entre grandes voies navigables et petites rivières où deux bateaux comme le notre peuvent juste passer ou encore des marais où notre navigateur retrouve son chemin par miracle. Franchement j'admire.

Première rencontre avec eux. Qui sont-ils, ils arrivent à faire couper les moteurs, sourire Sougech et réveiller Gilles... mais les singes biensûr ! Magique, en fait au détour d'un bras de la rivière, un arbre vrombit, une colonie de singes, lesquels on ne sait pas la réponse de notre guide : normal monkeys ! C'est vraiment chouette, en plus ils ne partent pas tout de suite et nous font de jolis sauts, faut croire qu'ils aiment les objectifs !

Un peu plus loin mieux encore, les nasiques nous font l'honneur d'une relative brève apparition. Il n'y a aucun doute sur le pourquoi de leur nom, mais ça leur donne un air niais et nonchalant que leur agilité dément dès qu'ils en ont assez de nous.

On doit reconnaitre que pour ça on a vraiment eu de la chance parce que ces rencontres vont continuer toute la journée.

Question faune, nous sommes aussi émerveillés par les oiseaux, mais là il ne faut pas nous en vouloir, mais niveau photo c'est encore plus compliqué que pour les singes. Ils sont super rapides et nous, nous on est à deux à l'heure c'est les vacances.

Point d'orgue de la journée : Wellcome ceremony chez les Dayaks. Point de vue de Sougech : L'accueil par plein de petits enfants (qui ne connaissent pas le danger qu'ils courrent en l'approchant) dès que l'on met pied à terre, euh pied au ponton est déjà très réjouissant. Pour pouvoir pénétrer dans le village, notre homme, le seul exemplaire masculin, Gilles, doit couper une liane à coups de machette. Ce qu'il fait avec maestria. Nous sommes ensuite installés en tribune d'honneur d'où nous contemplons une enfilade de danses exécutées par les femmes et les ennfants. Ensuite on nous oblige à tirer sur un lézard avec une longue sarabacane, heureusement que le chef visait pour nous et que nous n'avions qu'à souffler, sinon dieu sait où atterriraient nos flèches. Pour le final, nous sommes invités à la danse pendant laquelle on nous donnera, cette fois seulement aux femmes, un bol repli d'un liquide blanc que nous devons étaler sur les joues des danseurs qui font de même avec nous. Une pauvre petite Dayak a failli finir dans mon sac : un sourire magnifique et des grands yeux transparents. Je craque ! D'accord c'était du marketing commercial touristique mais c'était quand même sympa.

Description parfaite de notre envoyée spéciale en pays Dayak, j'ai trouvé un peu dommage le fait que certains des participants le fasse de mauvaise grâce mais dans l'ensemble c'était agréable même si pousser un loin comme si nous étions les plus grands personnages de la régions. Les gamins m'ont beaucoup fait rire, le G12 pourrait facilement devenir leur jouet favori !

Comme tout spectacle commercial, il y a les produits dérivés. Gilles fait ses emplettes d'artisanat local (quelques bijoux) tandis que moi je j'investis dans deux boucliers décoratifs pour mon cabinet de curiosités personnel. Il se laissera tenté également par un souvenir pour ses neveux, mais non Sabine si tu lis ce passage tu ne sauras pas ce que c'est !

Nous ne voyons que de loin la longhouse, pourtant magnifique il ne faut pas traîner on a encore du chemin à faire ! En fait on fait marche arrière jusqu'à Muara Putah. La rivière malakan en rencontre une autre et c'est ici que l'on devrait avoir une chance d'avoir les dauphins d'eau douce.

Malgré une bonne heure à sucruter la surface de l'eau pas l'ombre d'un dauphin, tant pis peut-être demain matin...

L'hotel, ahhhh l'hotel.... Il s'agit de pièces aux murs ayant eu une longue vie (et en ayant gardé des traces!), avec des habitants assez nombreux déjà (moustiques et araignées) et avec pour lit un cadre avec des planches et dessus un matelas en kapok tellement usé qu'il n'y en a plus que pour la tête et les pieds.... Indra essayes de nous trouver un autre lieu quand il nous le fait visiter tout heureux, nous acceptons avec joie, tout semblait mieux, jusqu'à ce que........... la literie était piquetée de sang, alerte maison à punaises. Je refuse tout net de dormir là, à la grande surprise de Sougech qui est venue visiter avec moi. Une fois les explications données, nous retournons toutes contentes vers nos chambres aux longs vécus, aux habitants tolérants et à la literie dure comme du bois (pour une fois ce n'est pas une image !). Nous acheterons de l'eau pour la douche, là l'eau est vraiment trop peu claire. Soyons DD (Développement durable) 1,5 litre par personne pour la douche !

Quant au village, il nous plaît beaucoup, c'est la première fois que j'en vois un comme ça. Tout est en bois, routes comprises, et ça donne un certain charme ! En fait ici tout est sur piloti, l'eau monte beaucoup et parfois jusqu'au niveau des rues, ça fait haut, si, si.

Autre intérêt non négligeable de notre lodge (oui, en fait c'est un lodge pas un hotel), est le bébé de la famille qui passé un temps d'adaptation fait des sourires à n'en plus finir et  des numéros de charme. Lorsque nous disons vouloir l'emmener à Paris, les femmes ne savent pas trop si c'est du lard ou du cochon, mais pour un mulsulman c'est du pareil au même, pas une bonne idéé !

Repas: midi Nasi groeng, soir nasi goreng !

1 commentaire:

  1. reportage magnifique et tellement réaliste !!!
    récit palpitant : et maintenant on continue l'aventure..........on va où ?

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