samedi 23 avril 2011

Good Friday ....suite

Donc, je reprends la route vers Cutud (40 minutes de marche). Ce qu'il faut savoir pour la suite qu'il fait une chaleur de bête et qu'en tant que bonne parisienne je suis toute blanche... Bref, comme la ligne droite n'est pas mon fort, la marche a été plus longue que prévue, je me suis perdue, mais j'ai trouvé 3 philippins forts sympathiques qui m'ont servis de guides dans les faubourgs de San Fernando. C'est un coin assez désolé, les maisons ne sont pas finies, le tout à l'égout est au milieu de la route, euh, du chemin... ça change de ce que l'on voit quand on suit le chemin normal, la route en macadam. J'ai d'ailleurs aux hasards de mes errances trouvé un petit pied à terre, intéressés m'avertir, par rapport au voisinage en très bon état !
Mais contrairement à ca que peuvent penser certaines personnes que je ne citeraient pas, la pauvreté n'est pas synonyme d'insécurité. J'ai passé pas mal de temps en chemin à jouer avec les enfants (ça étonne qui ?).

Mes guides me laissent pour reprendre leur route, ils ont fait un détour pour moi, dès que je remets les pieds sur le macadam qui ène à Cutud. De toutes façons on peut pas se tromper vu l'affluence ! Quand j'arrive sur le site, il n'a plus rien à voir avec celui de ce matin, la place a été envahie par une foule impressionnante. A peine y ai-je mis un pied que l'on me demande de m'inscrire sur le registre des touristes, je m'exécute... mais juste à côté il y a l'enregistrement de la presse... je ne résiste pas et grâce à mon gros appareil (une fois encore) et aux photos que j'ai prise à Santa Lucia, je me fais enregistré comme freelance et j'obtiens un beau badge de presse ! Le sésame pour aller devant en arrivant à midi...

Le seul hic c'est que le rituel est sensé commencé à 12h00, que c'est l'heure la plus chaude et qu'il n'y a pas moyen de trouver de l'ombre à l'endroit où nous sommes parqués. Heureusement un vendeur d'eau a réussi à se faufiler dans notre ghetto pour nous approvisionner à prix d'or ! Enfin c'est ce que disent les locaux : 25cl d'eau minérale 10 pesos (0,15 euros). Nan en fait c'est vrai que c'est cher, surtout quand on voit ce que l'on boit !

Dans notre enclos je retrouve des hôtes de Gracelane, on tape la discut pour passer le temps. On se montre nos photos, ils me félicitent, si je n'étais pas déjà couverte de coups de soleil j'aurais pu rougir ! Je rencontre aussi un groupe de français vivant à Singapour, resquilleurs, ils sont passés sous le grillage ! Le temps passe il n'y a que les "flagellants" qui empreinte le chemin de croix et se flagellent religieusement au pied de la croix.

Ils sont une bonne centaine à défiler ainsi .
Ici tout le monde est dissipé, malgré les efforts d'un prêtre au micro qui essaye de rappelé tous les quart d'heure que ce n'est pas un spectacle mais un rituel pour commémorer la crucifixion du Christ, que c'est une tradition importée par les espagnol lors de la conversion des philippins. Il faut dire que contrairement à Santa Lucia, à Cutud tout est organisé comme pour un show... il y a même des banderoles promenées par des hommes en uniforme pour rappeler des faire attention à ses affaires "be careful to your belongings" et de faire le silence "Silence please"

Il faut attendre 14h00 pour que le show commence. Le temps de finir de carboniser (malgré la crème solaire, et oui j'en avais mis maman !) et de prendre un coup de chaud. Au programme 21 crucifixions, je n'en verrai qu'une. Cest bien suffisant ! Et avec la presse dans l'enclos presse, pour avoir la meilleure place... je n'en pouvais plus. En gros j'ai attendu 2h00 pour voir un "spectacle" de 15 minutes !
Je n'en ai pas fini avec la foule, je ne suis pas la seule à partir aussi tôt, beaucoup de locaux font de même. Dans la rue c'est un bordel sans nom entre les piétons, les tricycles, les jeepneys et les voitures, on avance pas. Après avoir réussi à quitter le gros des embouteillage, je prends un tricycle pour rentrer à l'hotel. Il m'arnaque de bon coeur en me réclamant 200 pesos. M'enfin pas trop grave !

Je passe 2h00 entre le jardin de l'hotel et le supermarché, ben oui je me suis dis que ce serait pas mal d'avoir quelque chose dans le ventre malgré là chaleur et mon peu d'appétit. A17h15, le taxi d'hier vient me rechercher pour retourner au terminal mais cette fois ci avec mes sacs. Il est soulagé, je suis de meilleure humeur... moins fatiguée, cuite et heureuse de partir à Vigan.

Au terminal, il est 17h30, on nous dit qu'un bus pour Vigazn vient de partir. M.... ! Bon ben j'attends le suivant, le chauffeur m'annonce qu'il reste avec moi en attendant le bus. Et bien malgré les 5 heures d'attente il est resté de bonne humeur et à la recherche d'infos. Bravo ! Lorsque le bus arrive enfin, nous sommes tous les deux épuisés. Quel bonheur et quel soulagement !

Le voyage n'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendait. Un bus normal, blindé, avec pendant tout le trajet (7h00) des films de guerre ou de bagarre à fond. Dur de dormir dans ce cas !

Arrivée, à Vigan, fatiguée mais on ne peut plsu réjouie, je pars en chasse d'un hotel. C'est le week-end de Pâques, tous sont complets. Au 5ème il y a une chambre de libre, je suis tellement fatiguée que quand on m'annonce 8000, je comprends 800 ! Je retourne faire une quête avec un tricycle qui ne comprend pas 2 mots d'anglais et moi qui ne pas pas le philippin... Retour à l'hotel à 8000, il faut que je me pose, je trouverais une autre chambre pour demain, et puis là je peux inviter plein de monde c'est une chambres familiale avec 15 lits, 2 toilettes et 2 douches ! Gentillement, ils essayent de me trouver une autre chambre, mission accomplie même si elle reste chère : 3000 pesos, mais il parait qu'il y a un jaccuzi, et c'est en plein centre historique ! Bingo, je la prends, il faut juste que j'attende jusqu'à 12h00 qu'elle soit libre.

Après 2h30 d'attente, la mise à jour de ce blog, les réponses aux emails... toujours pas libre, je n'ai pas la force d'aller me promener, je préviens Nico et je crois que je vais me poser dans un coin à plus !

Je veux dormir !!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire